Euhh et IV
cela veut dire qu'il faut que j'écrive très vite pour alimenter ...
j'ai un emploi du temps un peu chargé jusqu'à mardi
je mettrai tout ce qui me reste d'Edouard ce soir ou demain et j'écrirais la suite en espérant ne pas vous faire attendre....
Merci de vos encouragaments, gros câlins à toutes et tous
bisouilles
élise
Chapitre 4 Mo
L’homme racontait à son copain son intervention dans un appartement de la place Rossetti.
« oh, tu sais quoi, hier j’ai été réparé un chauffe eau. La patronne, une belle brune pulpeuse qui vient d’arriver à Nice me fait entrer, elle avait bougrement l’air en colère. Ca lui donnait un air sauvage, tu vois. Pas aguicheuse, mais accueillante, une de celles qu’on ne voit pas souvent. Elle va au téléphone et j’entends comme des pleurs, je vais voir, tu me connais, je suis un brave garçon dit-il ironiquement, je la trouve en train de s’essuyer le visage reprenant son souffle.
Je suis allé vers elle, j’ai fait le sensible, elle m’a alors regardé comme si j’étais la réponse à ses problèmes.
- rien de grave que je lui dis
- si, mon mari me trompe, une amie l’a vu
Je me suis approché d’elle, je l’ai prise dans mes bras pour faire mine de la consoler, et quand je l’ai senti mollir, j’ai commencer à la peloter, c’était trop facile et je n’ai pas arrêter de peur qu’elle se reprenne. Une belle femme comme ça, c’est une occasion rare.
- faudra que tu me dises où c’est, des fois qu’elle ait besoin d’un électricien, dit-il grassement ne laissant aucune place à l’imagination.
Un autre homme au bout du comptoir décontenancé par le ton des propos tenus laissa échappé à l’attention de Jeannine un « chè stassi» !(quel con)
Le plombier voulant faire impression auprès de son copain lui communiqua l’adresse en question et là, un des deux hommes assis derrière eux se leva d’un bond. Sans qu’ils aient pu réalisé quoi que ce soit, la bagarre avait éclatée, l’homme avait déjà mis lui mis son poing dans la figure.
Alors que l’électricien allait réagir Le deuxième homme assis derrière s’interposa pour le pour bloquer, ça ne regardait que les deux imbéciles qui faisaient connaissance.
Le plombier qui n’avait rien comprit tenta de se défendre. L’homme le tenait par le col en hurlant que son mari ne l’avait pas trompée. Que c’était une rumeur de commère jalouse et le frappait en même temps avec rage.
Jean alerté depuis la rue par les cris arriva en courant. Sans chercher à comprendre saisit l’homme et pour le dégager le poussa avec force. L’homme perdit l’équilibre vers Mo.
C’est alors que l’irréparable se produit. Mofut brisé et éclata en en mille morceaux et moi en sanglots.
Mo nonnnn arrêtez, salopards, mooo réponds moi, s’il te plaît parle.
J’entendais vaguement Bruce et Do qui m’appelaient. Ils y avait aussi du monde chez eux. J’étendis mon reflet instinctivement et Do étendit le sien. Bruce pu à peine apercevoir des éclats sur les côtés. Ils criaient pour me demander des nouvelles mais je ne pouvais plus répondre. J’étais devenu sourd.
Les bagarres n’étaient pas monnaie courante chez Jean et Jeannine, la clientèle de était plutôt composée d’habitués qui s’offraient un apéro familial.
Exceptionnellement, Jean n’était pas là et Jeannine n’avait pas l’œil aussi vif pour déceler les premiers signes de crises. Quoi que personne n’aurait pu se douter que le mari trompé se trouvait derrière l’amant indéliquat.
J’étais stupéfait, anéanti, interloqué, si j’avais eu un visage je pense que l’ont aurait pu y lire l’horreur.
D’un coup le calme revint .
Aussi brutalement qu’il avait disparu à peine quelques instants avant…
Mon était mort de Mo, tout avait été si vite.
C’était un accident. Un de ces terribles coups du sort que l’on regrette instantanément.
Dans ces cas là, la désorientation qui s’en suit nous projette dans le vide. Plus rien ne semble exister en dehors de la douleur qui nous prend à la gorge.
On ne trouve que difficilement les mots pour formuler une prière.
La fameuse, l’ ultime prière qui doit avoir le pouvoir sacré de réaliser LE miracle.
Mais oui, le : si les miracles sont possible alors c’est là tout de suite et maintenant qu’il en faut un !!
Je ne vous demande jamais rien seigneur… Et si vous existez vraiment il faut m’accorder un léger retour sur le temps quelques secondes à peine que je puisse prévenir Mo, qu’il puisse y avoir un deuxième scénario. Mais ça ne marche jamais parce que la fatalité marche dans les deux sens, celui du bien et l’autre.
Le petit bar ressemblait à une gravure de guerre, les gens étaient choqués et moi j’avais tout vu sans avoir la chance de pouvoir intervenir.
Je leur ferais payer, ils ne verraient que le plus laid d’eux même lorsqu’ils se présenteraient devant moi.
Jean et Jeannine fermèrent le bar pour nettoyer. Ils étaient désolés et j’étais triste, comment vivre cette nouvelle épreuve ? avec qui ?
Dorothée ? telle que je la connaissais, elle finirait juste par se féliciter de n’avoir pas été à la place de Mo et ça me mettrait hors de moi, Bruce, serait désolé aussi et ça ne me suffirait pas parce que Mo n’était pas rien pour moi, et puis ils savaient eux aussi et n’avaient pas su se faire entendre malgré leurs cris.
Je finis par me murer dans mon silence pour penser ma blessure.