Edouard III

Publié le par Lisouille la grenouille

PAK ce n'est pas pour toi parce que c'est trop long je suis désolée
et c'est même plus long parce que c'est samedi
qu'on a un peu plus de temps peut être

Alors bisouilles à vous tous
ps :
le fait de partager Edouard avec vous me laisse une sensation étrange

je m'amuse actuellement sur un autre bouquin dont je n'ai pas de titre
je sais qu'il faut vite que je termine Ed avant tout...
Ecrire est vraiment un plaisir pour moi et à terme ce que je souhaite faire en permanence

je fais un chti clin d'oeil à Mo qui ne lira pas, a JL qui comprendra que sans être encore un personnage il fait partie de cette histoire...en fait
dans Edouard, des situations fictives sont mêlées à des personnages inspirés de ma réalité
Emile est le grand père de mon Ex mari, un homme exceptionnel
Joseph est le mien et le début du livre retrace une époque de la vie de mes grands parents à peine évoquée, le rasage et les frottement sur les joues furent réels. J'ia une tendresse et un amour infini pour mes grands parents maternels.
Tende est le village où sont les racines de ma vie, le village perché où je se situe ma source
le couple devant la gravure sont mes parents

une éternelle pensée pour mon père, mort beaucoup trop tôt
qui vit à travers chacun de mes mots...
Vous livrer Edouard aujourd'hui n'est pas si anodin à bien y réfléchir...

Merci en tous cas pour ceux qui me lisent, et un grand respect à ceux qui osent mettre un com même juste pour dire qu'ils sont là..
Bisouilles à Fannette, Nanoune, Dragonilla, Manue, JL, Lowell, Mon crapaud d'amour que je sais être près de moi ..Jean Yves et Isa, Chris, un certain TB à qui je souhaite de bonnes vacances, à pak aussi hhé et à tous ceux qui ne se sont jamais manifestés voilà bonne lecture et mettez des com même pour un clin d'oeil...
EDOUARD

Il me montra à sa femme comme un trophée. Elle me fit un sourire qui me permis de lire en un éclair de temps qu’elle aimait son mari, suffisamment pour ne pas lui dire ce qu’elle pensait de moi, mais je vois au delà de la simple apparence.

- Où voudrais-tu le mettre ?

Une grimace d’inquiétude qu’elle ne pu réprimé vint ternir son visage. Elle se mit en quête symbolique d’un endroit imaginaire pas faire de peine à l’homme qu’elle aimait chaque jour d’avantage, ou bien était-ce un jeu...

Moi, du haut de mon indignation je ne pipais mot vexé de ne pas lui plaire, comme quoi pour quelqu’un qui se targue de voir au-delà de tout je n’étais pas si fort. Profitant du silence, il saisit l’occasion d’une autre alternative.

- Tu sais ma chérie, si tu n’en veux pas, je pourrais toujours le prendre à la boutique, je suis persuadé qu’il trouverait sa place.

Quelque chose sur son visage me permis de comprendre qu’elle avait tout saisis et ce depuis le début. J’étais en pleine fiction, ces deux là étaient plus télépathe que moi. Ces humains sont parfois surprenants, j’ai dit parfois mais ça reste rare  ! ! !

C’est ainsi que je fus crocheté en décembre 1970 comme je vous le disais tout à l’heure, en pleine vitrine d’une jolie boutique. Le soleil ne me gênerait pas plus que dans mon autre demeure une vie palpitante allait se dérouler devant moi.

Chapitre 2 – Homme sans âge.

Emile était un homme bon. Pour vous faire une illustration simple, c’était l’incarnation locale du père noël.

L’amour contenu dans son cœur alimentait ses yeux d’une lumière taquine .Banalement marron ils avaient une intensité assez particulière, curieuse je dirais presque. Il avait juste quelques cheveux sur le côté de son crâne brillant et lisse au sommet.
Ici dans l’Vieux ,comme on dit à Nice, pour situer le quartier qui avant était une ville, tout le monde l’aimait, pas un ne changeait l’expression de son visage lorsqu’il sortait de son champ de vision.

Les jours de grand bonheur pour lui étaient ceux ponctués par la visite de son petit fils Théo. Ce tout petit bout d’homme n’avait que quelques mois et déjà entre eux était un amour fou.
Cet enfant devint sa passion principale. Dès qu’il voyait Emile, il babillait et remuait dans sa poussette. S’il avait pu, il aurait grimpé jusqu’à son cou pour s’y accrocher et s’y blottir tout contre juste pour écouter le cœur de ce vieil homme.

Seuls les enfants et le amoureux entendent dans les battements de cœur le doux bercement de l’amour.

En attendant cela, les grands yeux noisette s’écartaient de joie instantanément. Le langage était inutile dans leur cas de figure, c’est la complicité conversait à la place du reste.

Emile pouvait passer des heures avec ce petit bonhomme sans qu’elles marquent leur passage.

Il en rêvait parfois à voix haute et me disait combien il avait hâte de voir l’inexpérience de ses premiers pas sautillants.

La fierté qui serait sienne en arpentant les rues étroites du Vieux à ses côtés. Qu’il préparait déjà dans sa tête mille et une histoires lui feraient faire des grimaces et le laisseraient bouche bée. Qu’il attendait aussi qu’il dise pour la première fois «  mon Pitou » sans se lasser de ces deux mots prononcés rien que pour lui par ce petit ange… l’amour tient à si peu de choses en fait.

Au quotidien, Emile portait un regard honnête bordé d’indulgence sur le monde ayant depuis longtemps accepté la nature étrange de certains êtres humains. Sa bonté mettait en avant le meilleur de chaque chose avec le doux espoir qu’il gagne sur le mal qui émane aussi, parfois des plus gentils.

         C’est drôle, avant lui j’avais toujours été seul, entouré d’humains mais seul.

Ma première journée dans le Vieux Nice fût assez mouvementée au point que je ne remarquais pas mes semblables, pourtant face à moi dans le petit bar un imposant miroir mural me fixait sans mots dire.

Ce n’est que vers 18h00, ce même jour de décembre 1970, que lorsque Emile fit tomber le rideau métallique qui protégeait la porte, j’entendis pour la première fois le son de la voix sourde d’un de mes semblables.

Je n’étais donc pas seul à parler en ce monde.

Chapitre 3 - Bruits de couloirs

Mo : salut. Hey toi, oui toi, comment t’appelle tu ?

Ed : - Euhhh je m’appel Edouard

Mo :- Moi c’est Mortimer mais tout le monde m’appel Mo

Ed :- comment ça tout le monde ?

Mo : ben oui mon pt’it gars, les potes quoi..Étends ton reflet et regarde, chez la coiffeuse en face de ta boutique, y’a Dorothée

Do de sa voix pointue un tantinet niaise lui dit:

-       oui c’est moi la plus belle du quartier, et là, juste là, c’est en face de moi c’est Bruce.Il est beau Bruce, je me vois dedans et on joue tout le temps à se mirer.

Mo :- je suis le seul « mâle de ce côté de rue »

Ed : -comment ça le seul mâle, y’a des sexes maintenant chez nous, la vache je suis resté très longtemps à l’écart

Mo :- mais non, enfin si, mais pas exactement en fait il y a nous les miroirs et les glaces, enfin ! pas celles que les gens engloutissent à longueur de temps non, pour te la faire courte, tous les miroirs posés des côtés pairs des rues son des mâles et les fixés du côté impairs sont des filles, logique quoi.

Do : Ben oui, c’est tout à fait normal, les filles on toujours quelque chose en plus moi je suis plus belle, y’en a des plus intelligentes…

Mo : Aucun rapport mais c’est pas grave !

Bruce : A ça c’est sûr chérie, y’en a beaucoup même des plus intelligents ! Mais jolie Dorothée tu es tellement brave ma si chère Dorothée, tiens, j’en profite pour saluer le pt’it nouveau, on ne se verra pas souvent toi et moi parce que l’on est trop loin, mais ça nous arrivera de temps à autres lors des grands jeux de miroirs, tu verras c’est sympa, ça arrive quand les vitriers passent..en attendant, on pourra toujours causer le soir. Je suis dans un restau, la journée c’est toujours plein de monde donc j’ai pas mal de boulot. Mon patron Olivier a une bonne clientèle, il a surtout pas mal de copains à lui qui passent tout le temps pour discuter, un peu comme chez Mo, hein Mortimer, ça gaze, ils vont bien tes vieux.

Mo : Oui je te remercie Bruce, Tu vois Edouard, Ed…mes patrons sont deux vieux tromblons mais je les aime, je sais pas si tu as déjà éprouvé ça ?!

Do : Moi aussi j’ai plein d’habitués, mais c’est surtout des filles y’a pas assez de beaux de jeunes hommes, en fait y’a bien deux ou trois mais y’a surtout de vieilles mémères, de toutes façons moi j’aime que les garçons

Bruce : oui les pauvres d’ailleurs, en fait une fille ne voudrait pas de toi, chaque fois qu’elle aurait besoin de toi pour aller mieux, se voir jolie même si elle n’est pas belle, charmer son reflet ingrat, elle se verrait en toi plus laide que jamais, enfin, chacun sa croix comme ils disent, y’a pire, tu pourrais être humaine et servir tes excès d’une voix encore plus niaise, y’a une justice quand même !

Do : hi hi comme tu me fais trop rire, t’es taquin quand même, mais les filles se voient belle quand même quand elle viennent ici

Bruce : Oui c’est parce qu’elles sont désespérées par leur cheveux et que ta patronne est un excellente ouvrière donc tout le mérite lui en revient, voilà, mais on t’aime quand même Do tu as comment dire, quelque chose de spécial, une nudité mentale rare et délicieuse.

Ed : j’avoue, si je puis prendre la parole sans trop vous déranger, que je trouve l’ambiance excellente, j’aime bien cette nouvelle vie. Donc si j’ai tout bien compris, les habitués sont les clients qui viennent souvent, ne m’en veuillez pas mais je débute dans le milieu. Mo, tu me disais que tu aimais tes « vieux », pour te répondre oui, ça m’est déjà arrivé, on peut tellement aimer lorsque l’on se regarde d’égal à égal et que seul devant nous ils osent se dévoiler. Qui sont  ces gens que tu aimes tant ?

Mo : Jean et Jeannine. Ils ont la cinquantaine, n’ont jamais eu d’enfants. Comme M’sieur Emile et sa femme, mes vieux n’ont pas cesser de s’aimer plus fort depuis leur premier jour de mariage. J’ai de la chance d’avoir cette si belle image en moi. Ce sont de vieux modèles, les gens ne s’aiment plus comme ça de nos jours et ça va aller de pire en pire.
 
Emile vint changer le tableau de la semaine sur le chevalet au centre de la vitrine. Il mit une gravure du petit village médiéval de Tende.

A cet instant précis, un couple s’immobilisa devant la vitrine et nous tûmes nos échanges. Leur amour irradiait. Sous le manteau de laine de la femme se dessinait un ventre rond et tendu. Lui la tenait par l’épaule marquant son territoire et sa fierté qu’elle soit à ses côtés. Ils échangèrent un regard complice et je lu sur leurs lèvres.

-       quel bel endroit que ce petit village !

-       Je trouve aussi dit-elle en posant les mains sur la mappemonde au centre de son corps … il semble s’y dégager quelque chose de magique, comme le début d’une vie. On pourrait dire Tende où le début de la vie d’un petit bout de chou !

-       Un gros bout qui ferait mieux de vite se manifester sans quoi tu risques d’exploser

-      Ne t’inquiète pas mon amour, le dénouement est proche

-       C’est ce que j’espère, il me tarde de tenir ce bébé dans mes bras, de voir son visage et de lui montrer combien je l’aime déjà.

Ils regardèrent une fois encore la gravure, elle se blotti contre lui et sans même me prêter attention, sortirent de mon champs de vision.

Je revis cette femme derrière une poussette où deux petites filles aux joues roses se faisaient face jouant avec leur pieds, ses yeux ne brillaient plus, son visage était marqué  par les stigmates de la pire des souffrances, lui ne refit jamais surface. L’amour était-il vraiment en danger ? que s’était-il passé ? l’avenir me le dira t-il ?

Les années se succédèrent dans ce microcosme privilégié lorsqu’un événement inattendu se produisit.

 
A très vite pour la suite...
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Publié dans Délires....

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P
rrrrrrrrrrrrrrrrr ...(bruit de neurones amorphes imbibés d'alcools qui essaient de maintenir le systeme pulmonaire en fonction)Donc, c'est pas co le moment d'essayer de lire et comprendre ... mais demain j'essaierai ! promis ! habemus papam
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L
Et alors, elle vient la suit ... je trépigne ...Lâche pas : c'est tout bon !
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S
Si PAK lance une pétition pour que tes articles soient moins long toi aussi, tu me l'envoies hein? hé, hé.Rien n'est gratuit, à y réfléchir, comme tu dis.. Tout a un sens et le fait de diffuser ce texte, ma puce, s'explique ou s'expliquera quand tu t'y repencheras...Super encore une fois.... Gros bisous et bon week-end mes belles.
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