Edouard la suite
bisouilles et please commez si vous voulez.. au moins pour des bisouilles
Rappelez vous... le Vieux Nice était plongé dans le silence après l’accident survenu à Mo. Les quelques jours avaient été mornes et silencieux mais d’un coup…
Chapitre 5 Grenadine
Hey, hey, ho ! Bande de naz, doucement je me casse, je ne suis pas un menhir, faites gaffe les gars c’est sept ans de malheurs nombreux et variés si vous me cassez, Hey wow les bourrins !
Eh vous avez vu, ça se prend pour des miroitiers mais ce sont des bArbaARres attention, espèce de pâle reflet tordu….spice di naz.
Je ne m’y attendais pas le moins du monde et pourtant j’aurais dû.
Après chaque fin est un début annonciateur de fin.
C’est en étendant la lumière du matin jusqu’au petit bar que je me vis dans son reflet. Jamais je ne m’étais trouvé beau ou quoi que ce soit mais là quelque chose avait changé sans que j’ai pu le prévoir, c’est pas que j’étais beau mais j’avais envie de l’être pour qu’elle me remarque et qu’elle ait envie de se voir en moi pour que je lui montre comme elle était belle et étincellente. Oui tout cela en une fraction de seconde.
Je n’avais pas encore découvert ce côté-là de moi, non.. Edouard sous ce nouvel angle était timide et admiratif, en même temps curieux et volontaire.
Une révélation presque
Remarquez tout cela est plus que logique. C’était la première fois que je vivais cette situation. Comment pourrait-on savoir comment nous allons réagir dans une situation avant de l’avoir vécu en vrai ?
En plus si on y pense on oriente et on s’empêche d’être spontané…
Voilà un autre mal récurrent de votre siècle, vous réfléchissez trop et mal !
Réfléchir selon nous miroirs, c’est renvoyer naturellement la vérité.
Réfléchir selon vous humain, c’est intellectualiser un acte naturel pour qu’il devienne factice. Vous êtes des pervers lorsque nous ne sommes pas prêts de vous. C’est pour cela qu’il y a des lieux où les miroirs sont partout et d’autres où il n’y en a pas..ou alors ils sont mis de façon à orienter votre réflexion…
Revenons à notre histoire mais pensez à ce que je viens de dire quand même.
Grenadine était là; en train d’être posée à la place de Mo, comme elle était belle.
Quatre bonhommes ne la portaient pas assez délicatement à son goût. Au lieu de supporter en silence, elle vociférait.. quel caractère.
En temps normal, j’avoue que j’aurais trouvé cela inconvenant. Mais elle était tellement jolie que je pouvais bien lui passer son défaut de discrétion…
C’est ce que l’on fait lorsque l’on est charmé n’est ce pas, on oriente sa façon de voir …tout n’est qu’une question de regard finalement n’est ce pas ?!
La finesse des fleurs sculptées dans ses angles contrastait avec sa personnalité piquante. J’étais curieux et triste même temps, bouleversé aussi de ses nouvelles sensations.
Fallait-il que je l’accueille les bras ouverts ? « oui je sais c’est aussi étrange à dire, pourtant certains non voyants disent aussi, on se voit bientôt, j’ai le même manque de vocabulaire que vous finalement !!! »
Devais-je accepter aussi vite et aussi facilement de renouer avec quelqu’un d’autre ?
Après tout, elle n’y était pour rien..
Après tout la vie était ainsi faite.
Après tout il fallait tout recommencer.
J’avais toujours mal pourtant.
Est-ce que me lier à une autre serait trahir Mo ?
Est-ce que la douleur partirait ou s’intensifierait?
Vous connaissez déjà la réponse n’est ce pas veinards de mortels !!
Les objets avons la chance d’avoir une vie plus étendue que les humains, ce n’est pourtant pas pour cela que l’on vit toutes les situations
Ed : J’aurais du me douter que mon vacarme le sortirait de son silence..
Emile : Oui tu aurais dû t’en douter.. je te dérange ? Veux tu que je te laisse continuer ton monologue ?;
Ed : Euhh non m’sieur Emile, parler avec vous est toujours un plaisir. Et puis ce n’est pas vous qui avez tuer Mo
Emile : Merci le plaisir est aussi pour moi. Effectivement ce n’est pas moi qui ai brisé la vie de ton ami mais j’aurais aussi pu. Ce n’est pas le propos du jour, alors cher miroir,tu disais donc que votre vie ne vous permettait pas de vivre toutes les situations de la même façon que nous.
Je vais peut être t’étonner, mais il en va de même pour nous les hommes.
Nous pouvons être 100 confrontés au même instant à la même situation, que nous serons 100 à ne pas ressentir la même chose et à ne pas en garder le même vécu.
Emile : il y a autant de différences physiques que morales et affectives entre les personnes. En fait c’est presque un miracle quand deux personnes trouvent qu’elles se ressemblent. Lorsque deux êtres humains se retrouvent sur la même longueur d’ondes. Souvent les humains ont à cœur de creuser l’écart entre eux. Je suppose que c’est un instinct animal. Parfois il y a des personnes qui ont besoin de se reconnaître en d’autres pour se sentir en sécurité. Encore un réflexe animal. Tout cela pour te dire qu’il y a des gens qui ne tirent jamais d’enseignement à ce qu’ils vivent. Ils passent donc à côté de belles émotions, à côté de certains regards, sourires ou paroles. Qu’ils ne voient en la lever du jour qu’un autre jour alors que c’est le plus beau des cadeaux.
Ressentir la douleur, le vide. Comprendre que l’on peut continuer à aimer quelqu’un qu’on ne voit plus n’est pas intellectualisable pour beaucoup d’humains.
Pourtant aimer avant, pendant, après la mort revient à la même chose.
Le cœur doit en faire déborder les yeux
Un conseil mon ami. En toutes circonstances il faut rester soi même. Il ne faut pas s’aliéner à un comportement en hommage à un autre.
Il ne faut pas cesser de vivre parce ce que quelqu’un est mort
Il ne faut pas cesser d’aimer parce ce que quelqu’un vous a quitté
Il ne faut pas cesser de parler parce que Dieu la Fatalité ou les hommes n’ont pas entendu
Il ne faut pas cesser de croire parce que l’on a échouer.
Plus la route est longue plus la valeur de cette route est grande et le souvenir précis.
La vie est ainsi faite, il en va de même depuis toujours alors autant se réfléchir les uns les autres sans se fléchir.
-Ed : Ok j’y vais, je fonce…Bonjour Mademoiselle, je m’appelle Edouard
- Grenadine :Et moi Grenadine, salut Edouard, excuses mais là ce n’est pas le ahhhhhhh, le flip, pas le moment, il est vraiment grave ce type, ah quand même on y arrive, eh toi arrête de visser ce machin tu vas m’écailler je ne suis pas un thon au cas où il te faudrait des lunettes.
Oui Ed, alors mon gars quoi de neuf ?
Ben qu’est ce qu’il t’arrive tu es redevenu muet ?
Edouard était interloqué, intrigué par cette nouvelle arrivée. Son sens de la répartie avait été un peu chamboulé.
Ed : tintamarre, mais c’est qu’elle a du vocabulaire notre Dorothée murmura t-il, haussant le ton, c’est notre nouvelle voisine Grenadine, elle est très jolie
Do : en tous cas elle a de la voix, on dirait Micheline la poissonnière de la place Saint François, hey Bruce, y’a une nouvelle au petit bar, salut la nouvelle moi c’est Dorothée, bienvenue, hey tu m’entends ?.
Grenadine : a voix basse : ben ça va je ne suis pas sourde,puis en criant un peu.. OUI merci Dorothée et Bruce aussi m’a t-il semblé comprendre.
Bruce : oui c’est ça, bien vu ! hey Do, pour ton information, Micheline n’est pas seulement la poissonnière, c’est un emblème ici à Nice, elle a connu toutes les époques, les gens importants, elle a vu grandir des générations, comme quoi le bon poisson ça conserve.
Do : Mais ne te fâche pas, je l’aime aussi avec son grand sourire et ses yeux larmoyants de souvenirs….
Sans qu’ils ne l’aient vu arriver, les miroitiers ayant fini avec Grenadine, entreprirent d’enlever de l’arrière bar le plus gros morceau de Mo que Jean et Jeannine n’avaient pas pu emporter et le posèrent un instant à côté de l’entrée, le temps de boire un coup pour enfin repartir.
Son large reflet silencieux face à moi me permit de voir Bruce pour la première fois ainsi qu’une vue de Dorothée comme je ne pouvais pas l’avoir de là où j’étais. Grenadine s’était tue en hommage au départ de son prédécesseur. Nous étions là tous les quatre, vivants et lui dans son dernier voyage.
Vous est-il arrivé d’avoir l’impression d’un sourire sur le visage d’une personne décédée. C’était juste pour vous dire que c’est ce qu’il me sembla voir.
Aurais-je du crier, lui parler pour rechercher un signe d’activité.
Et si finalement la mort n’est que l’abandon des vivants ?
La voix de Grenadine se fit douce et profonde
- En mon nom et en celui de tes amis qui souffrent, je te dis un Adieu Mortimer, je continuerais à prendre soin de ceux que tu as vu vieillir et que tu as aimé.
Je ne chasserais pas ton reflet dans leurs yeux car il y aura toujours dans leur souvenir l’image de ce mur avec toi.Les ouvriers sortirent et sans pouvoir rien dire, je le vis se faire éloigner de moi. Une jeune femme très troublée se mit à pleurer en passant devant moi comme si elle avait prit les larmes que je ne verserais jamais.
Grenadine me dit de sa plus belle voix qu’elle était désolée et qu’elle avait elle aussi connu ce genre de souffrances
Bon samedi à vous
moi j'ai récupérér les nains en avance
après midi copines puis enfants chez leur marrainne car
ce soir match de foot
Nice est en finale alors je vais aller en centre ville sauter avec les autres
Qui ne saute pas n'est pas Niçois...en plus d'être une grenouille si niçoise moa
demain MA CLOCHARDE ARRIVE OUEEEEEEEEEE
et pour courronner le tout je suis en ouacances yepa
alors bisouilles
et à très vite