Langue de pute attitude et le maillon faible qui fait tout chavirer...

Publié le par Lisouille

J'ai vécu un week end pure languedepute !!!

plus qu'un nom c'est un concept que les tout un chaqun utilisent en permanence
les sacarsmes ont fusés de tous les côtés,
personne, non, pas une personne que j'ai entendu parler plus d'un quart d'heure
a omis de "casser" de bavasser sur le voisin la copine la petasse qui passe.

La communication est en hausse, on parle surtout de soi
la courtoisie et l'humilité sont en  baisse mais qu'importe tant que ça parle,
tant que l'on peut tenir le crachoir de ce maigre et pauvre auditoire.

l'hypocrisie est un art mineur que les majeurs manient en maîtres
MAIS, il y a un mais parce qu'il y a toujours un mais
il y eut un pur bon et beau quart d'heure
même si c'est peu sur un week end au moins il y en a eu un
et de taille à mes yeux

Le plus beau moment vint tardivement et j'en garde de belles images
le téléthon fini, les locaux fermés, on s'est vu offrir le verre de l'amitié
nous n'étions pas censé être agents et chefs mais poussé par les autres,
Le grand directeur a fait un discours,
trés humblement
ce n'est pas tant ce qu'il a dit qui m'a touché,
c'est le comment,
c'est de le voir sincère limite ému,
de sentir la tension et un truc qui bouillait
c'est de capter le respect qu'il avait pour celles et ceux qui s'étaient mobilisés
et dont je ne suis pas,
je n'étais pas dedans, même si j'étais présente je ne me suis pas sentie impliquée du tout mais je suis bizarre alors bon....en tous cas ça vallait ce moment là, tout le travail du monde pour un pur moment de vérité, j'étais comblée de voir que je ne m'étais pas trompée sur lui après le reste c'est de la littérature, de l'histoire et toutes les autres matières que je séchais déjà au collège...

Je vous disais il y a peu de temps que des personnes n'ont pas la bonne couleur,
ou la bonne taille que pour moi il s'agissait de géographie,
je pense que pour lui c'est une question d'horaires
je pense que c'est un homme de la nuit,
qui s'ouvre mieux comme tous les grands timides à la lueur d'une chandelle
Je garde en mémoire qu'il ne s'agit que de taff
je ne m'impliquerais plus jamais autant que je l'eu fait
mais c'était trés beau et il a gagné un point en ce qui me concerne

Mon autre chef m'a fait mourir de rire en m'expliquant un truc sur les percussions
que je ne savais pas mais c'est top secret alors ...chutttt
(ne rougis pas je ne dirais rien ça reste entre nous promis)

Je ne sais pas ce qu'il se passe au juste mais c'est bon de vivre de tels moments
je suis sur la fin d'une période qui me fut hostile et la douceur vient à moi enfin
Bon il va falloir sauver Willie ce matin c'est à dire tout faire pour que les services viennent réparer les dégâts fait par la pluie et ça relève du miracle dans certaines zones géographiques

à Nice quand il pleut c'est zone sinistrée,
de peur de ne jamais sécher ils prennent tous leur bagnole
et ceux qui ne savent pas conduire par beau temps sont deux fois plus dangereux
si tu ne fais pas gaffe sur le trottoir et que tu as oublier ton surf la vague tu la prends de face
bref, il pleut et je vais devoir réussir à faire venir des personnes pour travailler
je ne pense pas que vous mesurez l'ampleur du challenge mais autant faire jouer ma grand mère avec les globes trotters.

bisouilles à vous et bonne journée

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Publié dans Langue de pute

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L
Merci à vous deux gros, énormes bisouilles
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S
Ouah! Quelle verve jeanyves! (en stéréo même!) hé, hé!<br /> <br /> Tu as eu donc de bons moments même si fugaces et pour la pluie, je te rassure, ce ne sont pas des trombes ici, mais ça dure depuis une semaine... Ras le bol et bon courage ma puce pour rameuter du monde pour bosser (nous c'est la neige qui fiche la trouille aux toulousains)<br /> Bisous ma grenouille et bisous à Manue
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J
tu peux en zappe un <br /> dsl ma grande
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J
l'Homme approximatif - Tristan Tzara<br /> <br /> L'HOMME APPROXIMATIF (extrait)<br /> <br /> I<br /> <br /> dimanche lourd couvercle sur le bouillonnement du sang<br /> hebdomadaire poids accroupi sur ses muscles<br /> tombé à l'intérieur de soi-même retrouvé<br /> les cloches sonnent sans raison et nous aussi<br /> sonnez cloches sans raison et nous aussi<br /> nous nous réjouirons au bruit des chaînes<br /> que nous ferons sonner en nous avec les cloches<br /> <br /> quel est ce langage qui nous fouette nous sursautons dans la lumière<br /> nos nerfs sont des fouets entre les mains du temps<br /> et le doute vient avec une seule aile incolore<br /> se vissant se comprimant s'écrasant en nous<br /> comme le papier froissé de l'emballage défait<br /> cadeau d'un autre âge aux glissements des poissons d'amertume<br /> <br /> les cloches sonnent sans raison et nous aussi<br /> les yeux des fruits nous regardent attentivement<br /> et toutes nos actions sont contrôlées il n'y a rien de caché<br /> l'eau de la rivière a tant lavé son lit<br /> elle emporte les doux fils des regards qui ont traîné<br /> aux pieds des murs dans les bars léché des vies<br /> alléché les faibles lié des tentations tari des extases<br /> creusé au fond des vieilles variantes<br /> et délié les sources des larmes prisonnières<br /> les sources servies aux quotidiens étouffements<br /> les regards qui prennent avec des mains desséchées<br /> le clair produit du jour ou l'ombrageuse apparition<br /> qui donnent la soucieuse richesse du sourire<br /> vissée comme une fleur à la boutonnière du matin<br /> ceux qui demandent le repos ou la volupté<br /> les touchers d'électriques vibrations les sursauts<br /> les aventures le feu la certitude ou l'esclavage<br /> les regards qui ont rampé le long des discrètes tourmentes<br /> usés les pavés des villes et expié maintes bassesses dans les aumônes<br /> se suivent serrés autour des rubans d'eau<br /> et coulent vers les mers en emportant sur leur passage<br /> les humaines ordures et leurs mirages<br /> <br /> l'eau de la rivière a tant lavé son lit<br /> que même la lumière glisse sur l'onde lisse<br /> et tombe au fond avec le lourd éclat des pierres<br /> <br /> les cloches sonnent sans raison et nous aussi<br /> les soucis que nous portons avec nous<br /> qui sont nos vêtements intérieurs<br /> que nous mettons tous les matins<br /> que la nuit défait avec des mains de rêve<br /> ornés d'inutiles rébus métalliques<br /> purifiés dans le bain des paysages circulaires<br /> dans les villes préparées au carnage au sacrifice<br /> près des mers aux balayements de perspectives<br /> sur les montagnes aux inquiètes sévérités<br /> dans les villages aux douloureuses nonchalances<br /> la main pesante sur la tête<br /> les cloches sonnent sans raison et nous aussi<br /> nous partons avec les départs arrivons avec les arrivées<br /> partons avec les arrivées arrivons quand les autres partent<br /> sans raison un peu secs un peu durs sévères<br /> pain nourriture plus de pain qui accompagne<br /> la chanson savoureuse sur la gamme de la langue<br /> les couleurs déposent leur poids et pensent<br /> et pensent ou crient et restent et se nourrissent<br /> de fruits légers comme la fumée planent<br /> qui pense à la chaleur que tisse la parole<br /> autour de son noyau le rêve qu'on appelle nous<br /> <br /> les cloches sonnent sans raison et nous aussi<br /> nous marchons pour échapper au fourmillement des routes<br /> avec un flacon de paysage une maladie une seule<br /> une seule maladie que nous cultivons la mort<br /> je sais que je porte la mélodie en moi et n'en ai pas peur<br /> je porte la mort et si je meurs c'est la mort<br /> qui me portera dans ses bras imperceptibles<br /> fins et légers comme l'odeur de l'herbe maigre<br /> fins et légers comme le départ sans cause<br /> sans amertume sans dettes sans regret sans<br /> les cloches sonnent sans raison et nous aussi<br /> pourquoi chercher le bout de la chaîne qui nous relie à la chaîne<br /> sonnez cloches sans raison et nous aussi<br /> nous ferons sonner en nous les verres cassés<br /> les monnaies d'argent mêlées aux fausses monnaies<br /> les débris des fêtes éclatées en rire et en tempête<br /> aux portes desquelles pourraient s'ouvrir les gouffres<br /> les tombes d'air les moulins broyant les os arctiques<br /> ces fêtes qui nous portent les têtes au ciel<br /> et crachent sur nos muscles la nuit du plomb fondu<br /> <br /> je parle de qui parle qui parle je suis seul<br /> je ne suis qu'un petit bruit j'ai plusieurs bruit en moi<br /> un bruit glacé froissé au carrefour jeté sur le trottoir humide<br /> aux pieds des hommes pressés courant avec leur morts autour de la mort qui étend ses bras<br /> sur le cadran de l'heure seule vivante au soleil<br /> <br /> le souffle obscur de la nuit s'épaissit<br /> et le long des veines chantent les flûtes marines<br /> transposées sur les octaves des couches de diverses existences<br /> les vies se répètent à l'infini jusqu'à la maigreur atomique<br /> et en haut si haut que nous ne pouvons pas voir avec ces vies à côtés que nous ne voyons pas<br /> l'utltra-violet de tant de voies parallèles<br /> celles qui nous aurions pu prendre<br /> celles par lesquelles nous aurions pu ne pas venir au monde<br /> ou en être déjà partis depuis longtemps si longtemps<br /> qu'on aurait oublié et l'époque et la terre qui nous aurait sucé la chair<br /> sels et métaux liquides limpides au fond des puits<br /> <br /> je pense à la chaleur que tisse la parole<br /> autour de son noyau le rêve qu'on appelle nous<br /> <br /> <br /> <br /> bises
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